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Dépendance sexuelle
Par Michel Morin |
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Guide spirituel de délivrance de la
dépendance à la pornographie
NDLR: Ce site
proclame l'autorité spirituelle de Dieu en
Jésus-Christ et ne fait aucun compromis avec
la Parole de Dieu. Le terme "chrétien" ainsi que
tous les mots et expressions conjuguées au
masculin, s'appliquent également aux femmes
et doivent être pris dans un contexte
universel, masculin et féminin.
Prenez également note que des citations
bibliques sont disponibles lorsque vous
verrez ces symboles
Exemple citation
Vous devez également être informé de la
science derrière l'addiction physique
Le
circuit récompense chez les animaux
Les
chercheurs affirment que chez les animaux,
leurs comportements dépendent tous d'un même
circuit cérébral qui leur permet de
reconnaître les récompenses essentielles à
leur survie, comme la nourriture et
l'activité sexuelle.
Les chercheurs ont découvert
que le cerveau humain utilise ces mêmes
circuits pour se réjouir d'une variété de
récompenses moins fondamentales comme le
succès à la bourse ou un jeu
particulièrement spectaculaire comme le
base-ball ou le hockey. Et à la grande
surprise de bien des gens, ils ont aussi
découvert que les systèmes cérébraux qui
détectent et évaluent de telles «
récompenses » fonctionnent
généralement à la
dopamine,
au niveau
subconscient, ce qui donne des
pistes pour mieux comprendre les
mécanismes de dépendance aux gains
financiers, au jeu ou à la drogue ou à la
pornographie.
Le système de la récompense
agit par conditionnement en adjoignant une
sensation de plaisir à ces comportements
bénéfiques. Ce système est la cible de
nombreuses substances chimiques responsables
des phénomènes d'addiction (dépendance).
Bien que de nombreux types de neurones
soient impliqués, les neurones
dopaminergiques (utilisant la dopamine comme
neurotransmetteur) ainsi que les neurones
produisant le neurotransmetteur sérotonine
semblent y jouer un rôle important.
Action et fonctionnement du système de la
récompense
Le
système de la récompense agit de la manière
suivante : Lorsqu'une action bénéfique est
réalisée, un signal nerveux est transmis au
cortex cérébral qui traite l'information
afin de déterminer si oui ou non elle sera
sujette à récompense. Si c'est le cas, des
hormones spécifiques sont produites et
transmises à l'aire tegmentale ventrale (ou
ATV) qui se met à produire de la dopamine,
neurotransmetteur responsable de la
sensation de plaisir. La dopamine sera
transmise à de nombreux centres cérébraux,
dont le noyau accumbens, l'amygdale, le
cortex préfrontal, l'hippocampe et le
septum. Renforcement positif ou négatif.
Lorsqu'une action est
récompensée, le comportement à l'origine est
renforcé. Le conditionnement des
comportements bénéfiques se fait de deux
manières : soit l'action est renforcée de
manière positive, soit l'action est
renforcée de manière négative. Un
renforcement positif vise à la réitération
d'un comportement bénéfique (nourriture,
action de reproduction,...), tandis qu'un
renforcement négatif vise à éliminer quelque
chose de désagréable (évitement de dangers)

Le système de récompense du cerveau chez les
humains
Le système de récompense est un système
fonctionnel cérébral localisé dans le
cerveau moyen (mésencéphale). Ce système est
nécessaire à la survie car il fournit la
motivation nécessaire à la réalisation
d'actions ou de comportements bénéfiques
visant à préserver l'espèce ou l'individu
(recherche de nourriture, reproduction,
évitement de dangers,...).
On sait très bien que le
tabac, l'alcool, la cocaïne, l'héroïne et
bien d'autres drogues dont la prise répétée
est susceptible d'engendrer, chez l'humain,
une dépendance (une servitude) ont en commun
la faculté d'augmenter les quantités de
dopamine dans une zone du cerveau
qualifiée de "circuit récompense". La
dopamine est un neuromédiateur, c'est-à-dire
d'un médiateur chimique qui assure le
passage de l'influx nerveux entre les
neurones.
En fait, « notre cerveau,
nos neurones, sont de véritables usines
chimiques. Ils synthétisent des substances,
les transportent, les utilisent comme moyen
de transmission pour l’information, les
dégradent, les recyclent, les captent, les
évacuent. Notre cerveau est habitué aux
drogues, il en est bourré, il en fabrique,
il en sécrète. C'est dire que lui en
apporter de l'extérieur risque toujours de
perturber les fragiles équilibres qu'il
parvient à maintenir entre toutes ces
substances. Et les corps chimiques, au bout
du compte, sont ce qui fait que
l'environnement et ses influences est traité
comme perception et enregistré comme
souvenir ».

Chaque
être humain, de fait, fabrique sa propre
morphine interne, ou endorphine
(contraction des termes "morphine" et
"endogène"). Il s'agit en fait d'une
trentaine de substances euphorisantes et
anesthésiantes actuellement identifiées chez
l'homme et l'animal. « Elles sont présentes
dans le système nerveux (aussi bien au
niveau de la moelle épinière que dans
différents sites du cerveau, hypophyse,
hypothalamus, etc.) ainsi que dans les
organes (système digestif, reins, poumons,
organes sexuels... ). Elles ressemblent à
l'opium, ou copies de nos substances
internes, et leur efficacité dépend de leur
fidélité aux modèles. Les endorphines sont
des neuromédiateurs (molécules signal,
messagers chimiques) qui permettent à
l'organisme de préserver son équilibre. Tout
stress, toute situation exigeant de rester
en alerte, entraîne une augmentation de
notre sécrétion d'endorphines. Et cet apport
procure un plaisir, réconforte, calme la
douleur et l'angoisse... ».
Le stress, en effet, se
traduit, lui aussi, par une activité
neurochimique intense dans laquelle
interviennent - entre autres - des
neuromédiateurs comme l'adrénaline et la
dopamine. On peut ainsi penser que
l'individu "accro" au jeu, au travail ou aux
activités dangereuses recherche des
situations dans lesquelles son cerveau est
inondé par ces drogues endogènes, calmantes
et excitantes.
La
découverte des endorphines s'est faite à
partir d'études sur l'action de la morphine
dans le cerveau. « Le raisonnement des
chercheurs des années 70 était le suivant :
puisque les neurones cérébraux captent la
morphine (avec les effets analgésiques que
l'on sait), le cerveau sécrète peut-être en
lui même, pour son propre compte, des
substances voisines ». C'est ainsi qu'en
1976 des neurochimistes isolèrent des
substances qui furent d'abord baptisées
"opioïdes" ("ressemblant à l'opium") car
leur conformation moléculaire était
similaire à celle des opiacés (morphine et
héroïne) extraits du pavot d'Orient. La
nicotine du tabac, ainsi que les calmants,
stimulants, hallucinogènes, etc. (et même la
nourriture, ou l'exercice physique)
stimulent directement la production de
dopamine (ou, ce qui revient au même :
empêchent sa dégradation dans le cerveau)
En fait, cette molécule -
sécrétée par un petit nombre de neurones
(les neurones "dopaminergiques" ne
représentent guère plus de 0,3% des cellules
du cerveau) - intervient dès lors qu'il est
question de désir et de plaisir.
Pour de nombreux biologistes, elle est
au coeur de ce qu'on appelle "les
comportements de dépendance".
« Nous avons tous dans le cerveau des
circuits neuronaux dopaminergiques, ou
d'autres, qui renforcent les comportements
qui nous procurent du plaisir. Le cerveau
favorise donc naturellement les conduites
qui nous amènent à modifier notre état de
conscience, à rechercher l'euphorie.
En
fait, toute expérience qui procure du
plaisir - déguster un carré de chocolat,
faire l'amour, apprécier un morceau de
musique, gagner au jeu… - se traduit par une
décharge de dopamine ». C'est pourquoi la
dopamine est souvent appelée "messager du
plaisir". « En procurant du plaisir, le
système dopaminergique renforce les
comportements favorables à la survie de
l'espèce, tels que l'acte sexuel ou la prise
de nourriture ».
La dopamine a
un rôle plus complexe que celui de simple
messager du plaisir: sa libération peut être
déclenchée par la seule présence d'une
récompense. Aussi, lorsque la consommation
visuelle d'images érotiques ou
pornographiques est jumelée à la
masturbation, (l'orgasme sexuel étant
lui-même un puissant générateur de dopamine)
le consommateur se trouve piégé et développe
une dépendance à la pornographie, qui
est un trouble à caractère psychologique
entraînant un besoin plus ou moins important
d'assister à des scènes pornographiques (ou
de réaliser l'acte sexuel) afin de calmer
ses pulsions sexuelles en atteignant
l'orgasme.

L'anticipation sexuelle
augmente le niveau de testostérone et la
dopamine. Renforcement du comportement qui a
produit cet effet.
Visionner du matériels érotique ou
pornographique augmente le niveau de
testostérone et la dopamine. Renforcement du
comportement qui a produit cet effet.
L'orgasme sexuel se produit au pic de
dopamine sécrétée par l'excitation sexuelle.
Renforcement du comportement qui a produit
cet effet.